Publié: décembre 3, 2020 dans Uncategorized

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Passons sur l’évènement médiatique et tous les excès que ce type d’occasions engendrent. Une chose me frappe avec la disparition du co-fondateur d’Apple : la propreté de sa mort. Plus précisément, le génie avec lequel cet homme visionnaire, et surtout brillant commercial et manager, a su mettre en scène son départ de façon nette, sans poussière et sans bavure. La chose m’a frappée en arrivant au bureau hier. J’allume mon ordinateur, et dés ma première connexion avec le net, la fenêtre Apple, normalement commerciale, ne présente pas un énième produit de la marque, mais affiche le portrait de Steve Jobs. Une belle photographie. Dans la pose, l’homme réfléchit, sa main droite semble caresser son menton. L’image est en noir et blanc. En fait pas tout à fait, plutôt dans les gris, dans le même ton que les ordinateurs de la marque. Les yeux de l’entrepreneur me fixent. Juste à côté, son nom et ses dates de naissance/disparition. Fond blanc. Rien d’autre.

En regardant la photo alors que la journée de travail commence, je ne suis pas vraiment ému. Je sais déjà que Steve Jobs est mort, je l’ai appris par la radio le matin. L’image est un hommage des employés de la marque à leur père fondateur. Mais si je sonde mes sentiment, il ne se passe rien de très significatif. Des disparitions d’acteurs, chanteuses ou proches ont provoqués en moi des choses beaucoup plus fortes. Pourtant je passe ma vie sur un ordinateur Apple depuis environ deux ans à raison de plusieurs heures par jours. J’éprouve face à cette disparition la même chose que lorsque je découvre un nouveau produit Apple : une vague curiosité de consommateur venu assister au grand spectacle de la technologie.

Lisse comme un Ibook tout gris, légère et presque aérienne, la mort de Steve Jobs ne fait pas mal. Elle laisse en fait assez indifférente. C’est peut-être cela que le businessman à voulu en mettant plusieurs années à se retirer de son poste de « CEO ». Ne pas provoquer trop de vague, l’identification entre lui et sa création – la firme Apple au 45 000 employés – étant si forte. Une mort neutre. Comme un bit informatique.

Les socialistes et le « tutoiement »

Publié: septembre 30, 2011 dans Uncategorized

Il est sans doute encore trop tôt pour savoir si la primaire du PS sera un succès dans le cadre plus large de la présidentielle de 2012. Partagera t-on l’enthousiasme de François Hollande qui déclarait il y a peu qu’avec la primaire socialiste, on « élisait le président de la république » ? Ce qui, si on reste sur une logique de chiffres, semble être effectivement une réalité puisque l’actuel président, à l’heure d’aujourd’hui, n’a quasiment aucune chance de l’emporter. Mais dans tous les cas de figure, la primaire et ses deux débats a mis à l’honneur une forme grammaticale de langage peu fréquente dans la société du spectacle politique : le tutoiement. Visiblement, les candidats de la primaire ont accordé leurs violons au moins sur un point : ne pas faire semblant de ne jamais se voir en dehors des plateaux de télévision. Et cela a donné successivement sur les plateaux de France 2 et d’I-télé des « tu as raison Ségolène », du « Je suis d’accord avec toi François », ou du « désolé Jean-Pierre, je ne peux pas te laisser dire ça » !

Jusqu’ici, à ma connaissance, le seul qui pratiquait ce sport dans l’arène, c’était Daniel Cho-Bendit. L’homme n’a aucun problème à ne pas cacher la familiarité que le lie à certains hommes et femmes politiques, ou autres d’ailleurs. Imagine t-on un instant les ténors de l’UMP se tutoyer lors d’un débat de ce genre ? Quel effet cela produirait-il ? En tous les cas, en mettant en scène le tutoiement comme ils le font, car c’est bien d’une mise en scène dont il s’agit; ne nous y trompons pas, les socialistes repoussent les frontières du langage politique. L’étrange dialogue – car nous n’y sommes pas habitué – dans lequel ils se sont lancés ensemble n’est certainement pas exempt de défauts. Mais comment élaborer une pensée collective sans une certaine proximité entre les participants ? Comment avancer dans la précision et la subtilité d’un échange entre idées sans mettre en scène cette proximité d’une façon ou d’une autre ? Comment gérer les énervements provoqués par un interlocuteur que l’on connait bien et dont on anticipe parfaitement la réaction, à l’image d’un Arnaud Montebourg qui a soutenu Ségolène Royal lors de sa campagne contre Nicolas Sarkozy en 2007 et qui se retrouve aujourd’hui à débattre avec elle ? Montrer sa proximité avec l’autre, c’est une façon de gérer les incohérences d’humeur et d’avis entre participants. C’est aussi prendre les citoyens pour des adultes en ne les trompant pas sur la nature des débats en cours.

La mise en scène de cette relation de proximité entre les participants à la primaire socialistes fait par ailleurs reculer un peu plus les barrières du fameux « off ». Car il ne faut pas s’y méprendre, ce tutoiement est au final, lui aussi, une façade. Mais son invention à le mérite de modifier quelque peu notre rapport de citoyen au langage politique. D’une certaine manière, en se tutoyant, les six concurrents nous incluent dans leurs échanges. A défaut de galvaniser les foules, l’artifice à la mérite de provoquer de l’intérêt pour cet évènement que représente les primaires socialistes.

Bah oui…

Hello world!

Publié: septembre 30, 2011 dans Uncategorized

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